Archives de catégorie : Pensée de la semaine

Vivons avec le Coran! (Encore la Génisse!)

Lorsque Moïse suggéra à son peuple de sacrifier une génisse, ils lui manquèrent de respect et le prirent en dérision, lui demandant des détails n’ayant aucun intérêt. Dieu dit dans le verset n°67 :

قَالُواْ ادْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لّنَا مَا هِيَ

67. Ils dirent :« prie donc ton Seigneur pour nous afin qu’Il nous précise quelle est-elle ?

Ils lui demandèrent de prier pour eux Son Seigneur comme s’Il n’était pas le leur également, indiquant une insolence et une légèreté de la foi sans pareilles. Ils auraient pu, à ce moment-là, égorger n’importe quelle bête mais leur insolence fit qu’ils s’engagèrent dans une série de demandes de précisions qui les mena droit à l’impasse et la difficulté. A propos de cette attitude Ibn Abbés explique qu’ils cherchèrent la difficulté et Allah la leur offrit sur un plateau d’argent. Puis lorsque leurs requêtes itératives furent satisfaites, ils ne trouvèrent plus qu’une seule candidate à l’immolation et son acquisition leur couta, logiquement, très cher ! Moïse, ne voulant pas en arriver là, tenta d’écourter la discussion et c’est ainsi que juste après la première requête il les somma de faire ce à quoi il les avait invités sans trop tergiverser ! (67) :

قَالَ إِنَّهُ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌ لاَّ فَارِضٌ وَلاَ بِكْرٌ عَوَانٌ بَيْنَ ذَلِكَ فَافْعَلُواْ مَا تُومَرونَ (67)

Il (Moïse) dit :« en fait, Il vous fait savoir qu’il s’agit d’une génisse, ni vieille ni toute jeune, mais d’un âge moyen entre les deux. Faites donc ce qu’il vous est commandé ! ».

Comme pour dire : « voilà j’ai répondu à votre curiosité non justifiée ; faites donc ce que je vous suggère et sacrifiez la génisse sans plus tarder ! ». Ils auraient pu égorger n’importe quelle génisse mais l’excès de zèle leur compliqua la tâche et ils devaient désormais en trouver une qui répond aux deux critères exigés à savoir ni trop âgée ni toute jeune. Qu’Allah soit loué et nous agrée. Amen !

Vivons avec le Coran! (Enfin, la Génisse)

L’histoire de la génisse est une preuve évidente de la Sollicitude divine dont ont pu jouir les enfants d’Israël à l’époque de Moïse. Elle montre la constance dont Allah a fait preuve à leur égard (66) :

وَإِذْ قَالَ مُوسَى لِقَوْمِهِ إِنَّ اللهَ يَأْمُرُكُمْ أَنْ تَذْبَحُواْ بَقَرَةً

66. Et lorsque Moïse eut dit à son peuple :« certes Allah vous ordonne d’immoler une génisse ! ».

Il s’agit d’un usage selon lequel, quand un meurtre avait lieu et que le coupable n’était pas connu les sages du village se retrouvaient près de l’oued et sacrifiaient une génisse. Ils trempaient par la suite leurs mains dans l’eau et considéraient avoir lavé le sang par le sang, retournant ainsi chez eux l’esprit serein. Moïse leur suggéra d’immoler une génisse pour le meurtre qui sera conté plus loin. Le seul fait de leur avoir dit que c’est Dieu qui a donné l’ordre aurait dû les pousser à s’exécuter. Mais la foi nécessaire à ce type d’acquiescement n’était pas là, et comme à l’accoutumée, ils ne purent se priver de répondre avec arrogance (66) :

قَالُواْ أَتَتَّخِذُنَا هُزُؤاً

Ils (le peuple de Moïse) dirent :« nous prends-tu en moquerie ? »

Ils le traitèrent de manque de sérieux et si on veut leur chercher une excuse on peut dire qu’ils n’ont pas bien compris le lien entre un meurtre le sacrifice d’une génisse. Ils oublièrent qu’en face d’eux il y avait un prophète qui ne pouvait se permettre de tenir des propos ayant trait à la plaisanterie ou à la moquerie. Sa réponse n’en fut qu’immédiate et pleine de fermeté. Dieu dit :

قَالَ أَعُوذُ بِاللهِ أَنْ أَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ (66)

Il (Moïse) dit : « qu’Allah me garde d’être du nombre des ignorants !

Cette réponse supporte, à la fois, le ton du vif reproche et celui de l’exhortation comme pour leur signifier qu’ils allaient devoir réviser leur compte et savoir, une fois pour toutes, qu’il était grand temps pour eux de se montrer logiques. Que le Seigneur soit loué et nous agrée. Amen.