Vivons avec le Coran! (Et ils l’égorgèrent)

Toujours, sur un même ton insolent et ironique, ils demandèrent à Moïse de décrire avec précision la génisse qu’ils devaient immoler afin qu’il n’y ait pas de risque pour eux de se tromper. Ils eurent même le culot de feindre de s’excuser de leur insistance plutôt désagréable lorsqu’ils déclarèrent que les génisses se ressemblent trop et que s’il leur apportait le détail qu’ils demandaient ils ne manqueraient pas, avec l’aide de Dieu, de s’exécuter ! Eux-mêmes se rendirent peut-être compte qu’ils avaient exagéré dans leur démarche et voulurent quelque part se rattraper, faisant montre d’un semblant de respect vis-à-vis de Dieu ! Prenant son courage à deux bras, Moïse accéda une dernière fois à leur demande et répondit (70) :

قَالَ إِنَّهُ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌ لاَّ ذَلُولٌ تُثِيرُ الأَرْضَ وَلاَ تَسْقِي الْحَرْثَ مُسَلَّمَةٌ لاَّ شِيَةَ فِيهَا

70. Il (Moïse) dit :« Il vous fait savoir qu’il s’agit d’une génisse qui n’a pas encore atteint l’âge de labourer la terre ni d’arroser le champ, indemne de toute infirmité et dont le pelage est uni ! ».

L’animal devait sitôt répondre à tous les critères et être en plus indemne de toute infirmité avec un pelage exclusivement couleur jaune vif. C’est dire que pour la trouver la tâche allait désormais s’avérer ardue. Devant ces précisions ne laissant de place à plus aucune excuse, ils se décidèrent enfin de s’exécuter (70) :

قَالُواْ الآنَ جِئْتَ بِالْحَقِّ فَذَبَحُوهَا وَمَا كَادُواْ يَفْعَلُونَ (70)

Ils (le peuple de Moïse) dirent :« maintenant, tu nous as apporté la vérité ! ». Ils l’immolèrent alors, mais il s’en fallut de peu qu’ils ne l’eussent fait.

Non sans ultime réticence, ils immolèrent la fameuse génisse et ouvrirent la voie à la résolution de l’énigme qui avait motivé cette discussion et que nous tâcherons de découvrir dans notre prochaine vidéo si Allah Tout-puissant nous permet de poursuivre cette série de vie proches du Coran. Qu’Allah soit loué. Amen.