L’histoire de la génisse est une preuve évidente de la Sollicitude divine dont ont pu jouir les enfants d’Israël à l’époque de Moïse. Elle montre la constance dont Allah a fait preuve à leur égard (66) :
وَإِذْ قَالَ مُوسَى لِقَوْمِهِ إِنَّ اللهَ يَأْمُرُكُمْ أَنْ تَذْبَحُواْ بَقَرَةً
66. Et lorsque Moïse eut dit à son peuple :« certes Allah vous ordonne d’immoler une génisse ! ».
Il s’agit d’un usage selon lequel, quand un meurtre avait lieu et que le coupable n’était pas connu les sages du village se retrouvaient près de l’oued et sacrifiaient une génisse. Ils trempaient par la suite leurs mains dans l’eau et considéraient avoir lavé le sang par le sang, retournant ainsi chez eux l’esprit serein. Moïse leur suggéra d’immoler une génisse pour le meurtre qui sera conté plus loin. Le seul fait de leur avoir dit que c’est Dieu qui a donné l’ordre aurait dû les pousser à s’exécuter. Mais la foi nécessaire à ce type d’acquiescement n’était pas là, et comme à l’accoutumée, ils ne purent se priver de répondre avec arrogance (66) :
قَالُواْ أَتَتَّخِذُنَا هُزُؤاً
Ils (le peuple de Moïse) dirent :« nous prends-tu en moquerie ? »
Ils le traitèrent de manque de sérieux et si on veut leur chercher une excuse on peut dire qu’ils n’ont pas bien compris le lien entre un meurtre le sacrifice d’une génisse. Ils oublièrent qu’en face d’eux il y avait un prophète qui ne pouvait se permettre de tenir des propos ayant trait à la plaisanterie ou à la moquerie. Sa réponse n’en fut qu’immédiate et pleine de fermeté. Dieu dit :
قَالَ أَعُوذُ بِاللهِ أَنْ أَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ (66)
Il (Moïse) dit : « qu’Allah me garde d’être du nombre des ignorants !
Cette réponse supporte, à la fois, le ton du vif reproche et celui de l’exhortation comme pour leur signifier qu’ils allaient devoir réviser leur compte et savoir, une fois pour toutes, qu’il était grand temps pour eux de se montrer logiques. Que le Seigneur soit loué et nous agrée. Amen.