Les descendants d’Israël, atrabilaires de nature, ne cessèrent de tenir des propos vipérins à l’égard de leurs prophètes et de se rendre responsables d’un certain nombre de conduites condamnables. A chaque fois, toutefois, surtout du temps de Moïse, ils bénéficiaient de ses prières et donc du Pardon divin. Mais un jour ils dépassèrent les bornes et méritèrent une punition définitive et irréversible comme celle qui s’abattit sur ce petit village de pêcheurs qui ont transgressé le Sabbat de façon très pernicieuse (64-65) :
وَلَقَدْ عَلِمْتُمُ الَّذِينَ اعْتَدَواْ مِنكُمْ فِي السَّبْتِ فَقُلْنَا لَهُمْ كُونُواْ قِرَدَةً خَاسِئِينَ (64) فَجَعَلْنَاهَا نَكَالاً لِّمَا بَيْنَ يَدَيْهَا وَمَا خَلْفَهَا وَمَوْعِظَةً لِّلْمُتَّقِينَ (65)
64. Et vous avez bien été au courant de ceux des vôtres qui transgressèrent le Sabbat, lorsque Nous leur dîmes : « Soyez des singes abjects ! » 65. Nous en fîmes alors un exemple (de punition impitoyable) pour les contemporains et leur postérité ainsi qu’une belle exhortation pour les pieux plein de vertu.
À travers cette histoire, le Coran rappelle que Dieu est au courant de tout et qu’il faut se garder de pousser les choses à bout, afin de ne pas être pris dans une tourmente de châtiment terrestre. C’est là une des multiples expressions de la Miséricorde divine. Elle revient, dans le saint Coran, régulièrement. Allah, soit-Il exalté, refuse, en effet, de sévir ou de châtier, inopinément, par lâcheté ! Qu’Il soit glorifié et de toutes forces encensé ! Cette histoire du Sabbat transgressé eut lieu à l’époque de David. Elle ne figurait pas dans les anciennes écritures. Seuls en étaient au courant les grands rabbins juifs, comme pour dire que le seul fait de l’évoquer dans le Coran est une preuve de son émanation divine, car personne ne pouvait dévoiler une telle histoire au prophète Mohammed si ce n’était Dieu !
Nous aurons prochainement tout le loisir d’en fournir quelques détails. Qu’Allah soit loué et fasse-t-Il que nous soyons tous bien agréés. Amen !