Les faits concernant les enfants d’Israël relatés dans la Génisse ne respectent pas forcément leur chronologie. Ils sont livrés en vrac en fonction des besoins du discours. Ainsi, tel que nous avons pu le constater, l’épisode du veau, en or, cité juste après la traversée de la mer rouge a eu lieu après celui du mont « Tur » qui, lui, n’est conté que plus tard, bien après leur refus d’entrer en terre promise et les déboires qu’ils durent subir durant leur 40 années d’errance dans le désert du Sinaï. Ceci prouve que l’objectif du texte sacré n’est pas tant de raconter ces histoires pour le simple plaisir de les rapporter, mais plutôt de fixer les idées sur un certain nombre de leçons à tirer et à retenir. N’oublions pas que le Coran est un Livre dont la principale vocation est de faire de l’être humain un pieux plein de vertu (cf. verset 1). Il ne s’agit ni d’un livre d’histoire-géographie ni de sciences naturelles ni humaines même si on trouve dans certains de ses passages des notions très précises à propos de ces différentes disciplines et même bien d’autres. Des notions qui ne peuvent que laisser bouche-bée celui qui les découvre ! Le Coran recèle des vérités de toutes sortes qui n’ont été étayées par l’être humain que récemment créant ainsi le fameux concept du « défi scientifique du Coran ». Mais cela ne veut en aucun cas dire que ce Livre soit une référence en tel ou tel domaine. Les défis lancés et qu’on y retrouve ne sont que quelques-unes des preuves de son émanation divine ! D’ailleurs il n’y a pas que le défi scientifique. On peut aussi citer les défis linguistique, grammatical ou numérique et bien d’autres sans que la liste ne soit exhaustive. Nous aurons l’occasion d’en reparler mais ici nous tenons à insister sur le fait que le saint Coran est avant tout un Livre de réforme éducative individuelle et communautaire. Qu’Allah soit loué et fasse que nous soyons tous bien agréés. Amen !