Le verset 61 est une ouverture inouïe du Seigneur à l’endroit des pécheurs :
إِنَّ الَّذِينَ ءَامَنُواْ وَالَّذِينَ هَادُواْ وَالنَّصَارَى وَالصَّابِينَ مَنْ ءَامَنَ بِاللَهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحاً فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِندَ ربهم ولا خوف عليهم ولا هم يحزنون
61. Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens et les Sabéens ; quiconque, d’entre eux, aura cru en Allah, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres sera rétribué par son Seigneur, n’éprouvera aucune crainte et ne sera point affligé.
Il suffit de croire en l’Occulte et veiller à la pratique des bonnes œuvres pour être agréés par le Seigneur. La nature de la confession sous laquelle se présente la personne au jour dernier importe peu du moment qu’elle respecte les principes du monothéisme, prôné par Dieu, et pousse ses adeptes à accomplir les actes bons et charitables. La réussite auprès d’Allah est liée à la croyance et non à l’origine ethnique de la personne. Hébreux, arabe blanc ou noir, riche ou pauvre, âgé ou jeune, là n’est pas le problème. La seule condition est que l’individu ait été de foi monothéiste et que sa vie ait été vouée aux bonnes œuvres. D’aucun rétorquera qu’il est dit, par ailleurs, dans le Coran que la religion pour Allah n’est autre que l’Islam et que quiconque aspire à une autre religion ne pourra récolter les fruits de sa croyance (19 et 84 Amram). La réponse est, sans doute, oui mais il faut se dire que la religion de Moïse et Jésus ainsi que tous les envoyés de Dieu n’est autre que l’Islam, étant donné qu’elles émanent toutes de Lui. Il ne s’agit que de variantes qui se sont successivement cédées la place en fonction des peuples qui étaient censés les appliquer et dans l’attente de la version finale que sidna Mohammed r fut chargé de transmettre aux hommes. Autrement dit, il existe un effet temps qui fait que la variante de Moïse fut valable jusqu’à ce qu’elle soit abrogée par celle de Jésus et que celle de Jésus l’est restée jusqu’à ce que la mise à jour de Mohammed soit là.