Vivons avec le Coran! (Non au désespoir)

Le décret de Dieu d’avilir et d’humilier les israélites ne concerne pas que les contemporains de Moïse. Il s’applique à tous ceux qui, parmi leur descendance et les humains, en général, seraient, à leur image, arrogants et dénigreurs à l’égard des doctrines divines. Si après cela quelqu’un rétorque et dit, comment se fait-il que les juifs de notre époque soient si puissants ? La réponse serait que le décret divin constitue une règle générale qui ne manque pas de donner lieu à des exceptions qui ne peuvent être qu’éphémères et sans effet sur la pérennité dudit décret. D’un autre coté heureusement tous ne se laissèrent pas prendre au piège du crime et de la non croyance. Tous ceux qui, parmi eux, se distinguèrent ou qui feront preuve dans le futur de piété et veilleront à être les ambassadeurs de la bonnes foi seront certainement épargnés par le châtiment final. Cette fin heureuse est l’apanage de tous ceux qui suivront le prophète Mohammed dans sa voie ou, qui, avant même son avènement, se seront attelés aux bonnes œuvres en croyant en Allah et en ses prophètes ainsi qu’à la réalité du Jugement dernier. La parenthèse qui suit fait état de cette grande vérité (61):

إِنَّ الَّذِينَ ءَامَنُواْ وَالَّذِينَ هَادُواْ وَالنَّصَارَى وَالصَّابِينَ مَنْ ءَامَنَ بِاللَهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحاً فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِندَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلا هُم يَحْزَنُونَ

61. Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens et les Sabéens ; quiconque, d’entre eux, aura cru en Allah, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres sera rétribué par son Seigneur, n’éprouvera aucune crainte et ne sera point affligé.

Il s’agit là d’une parenthèse qui confirme cette grande règle, suivie par le Coran et qui fait que, chaque fois, qu’Allah lance une menace ou fait état d’une punition donnée, Il ne manque pas de faire part de Sa large Clémence, avec pour but de pousser l’être humain à toujours avoir foi en Son immense Pardon et ne jamais se perdre dans le désespoir. Amen !

Vivons avec le Coran! (Les conséquences de l’impertinence)

Si le déni des signes divins peut être imputé en premier aux contemporains de Moïse au vu de tout ce qui a été raconté jusqu’ici, il est évident que ceux qui sont accusés du meurtre des prophètes n’en font pas partie. L’histoire fait état d’une tentative d’assassinat de Josué, mais ne rapporte ni le meurtre de Moïse ni celui d’Aaron. Ces 3 prophètes moururent le plus naturellement du monde et ce n’est que longtemps après que les fils d’Israël se prêtèrent à ces crimes honteux. Tout le monde sait que la loi juive interdit le meurtre sans raison dûment validée. Elle estime que le fait de tuer injustement un seul individu égale le massacre de toute l’humanité. Quel serait son point de vue si cet individu devait être un envoyé de Dieu ? Pourtant, les fils d’Israël n’eurent aucun scrupule vis-à-vis des prophètes issus de leur propre lignée. Les cas des meurtres de Zacharie et Jean à l’époque de Jésus, sont les plus célèbres. Mais Dieu sait s’il en existe d’autres comme celui d’Isaïe qui fut torturé, sur ordre du roi Manassé, puis tranché en 2 à l’aide d’une scie. Il y eut aussi Jérémie qui a vécu au septième siècle avant Jésus et qui, après avoir connu prison et torture fut lapidé à mort. Les juifs de Médine en savaient quelque chose, et eux-mêmes attentèrent à la vie de sidna Mohammed et cette conduite dénote du mépris qu’ils avaient pour les écritures saintes dont ils détenaient les secrets. Ce n’était plus, à leurs yeux, que des écrits, sacrés en apparence, et qui n’avaient plus aucune influence effective dans le quotidien. Or Allah, comme par souci de justifier ces décisions, les désavoue et dit clairement pourquoi ils seront avilis et humiliés pour le restant de leurs jours. Dieu conclut le verset en disant :

ذَلِكَ بِمَا عَصَواْ وَّكَانُواْ يَعْتَدُونَ (60)

tout ceci pour leur désobéissance et leurs outrages (dans l’absolu).

Qu’Allah soit loué et fasse-t-Il que nous soyons tous bien agréés, Amen !